Le jardin (ou le potager, le verger…) fonctionne comme un écosystème constitué d’un biotope (les éléments physiques et chimiques du jardin : la terre, l’eau, etc.) et d’une biocénose (les végétaux, les animaux, les champignons).
Chaque espèce entretient des relations particulières avec un milieu bien précis du jardin (mare, rocaille, potager, haie, etc.) mais aussi avec les autres espèces (végétales ou animales). Chacune joue un rôle bien précis et constitue un rouage de cet écosystème (prédateur, proie, etc.). Or comme dans une mécanique bien huilée, l’absence d’un seul rouage peut remettre en cause son 
fonctionnement.

On a tendance à opposer espèces «utiles» et espèces «nuisibles». Or, dans l’écosystème que nous évoquons, toutes ont leur rôle à jouer et ont un intérêt écologique. L’absence de diversité sous-entend l’absence d’équilibre. Certes, les pucerons mettent à mal vos végétaux en se nourrissant de leur sève. Mais s’ils venaient à disparaître, les coccinelles fuiraient votre jardin, faute de nourriture. 
Il n’y a pas de « bons » et de « mauvais » au jardin. La nature a besoin d’un équilibre et celui-ci ne se fait pas sans diversité. Si vous souhaitez avoir des «désirables», il faut accepter les «indésirables.

Bourdon sur une fleur

Accueillez la biodiversité, elle vous le rendra bien !

La biodiversité travaille pour vous: elle permet l’équilibre écologique du jardin. Un jardin varié attirera une multitude de « petites bêtes » (des auxiliaires) qui butineront, s’affaireront sous les paillis ou dans le compost, mangeront pucerons ou chenilles. En revanche, un jardin peu varié aura peu d’espèces différentes mais celles-ci vivront en plus grand nombre, le plus souvent ce seront des ravageurs : limaces, chenilles, pucerons… Comment les empêcher de pulluler ? En accueillant la biodiversité, leur nombre sera naturellement régulé : c’est l’équilibre écologique.
De l’escargot à la mésange, en passant par l’ortie ou le bleuet, toutes ces espèces ont leur place dans un écosystème. Mais la pression de l’urbanisation, l’utilisation de pesticides ou de désherbants, la destruction ou la fragmentation de leur habitat (par les voies de communication notamment) les menacent sérieusement. La disparition d’une mare, d’une haie ou d’un talus provoque la disparition des espèces qui y vivent. 
En hébergeant et en favorisant la biodiversité au jardin, elle vous le rendra bien mais vous contribuez aussi à la conserver.

Comment accueillir la biodiversité au jardin ? Découvrez ci-dessous nos articles et interviews pour en savoir plus