Les massifs de fleurs constituent un véritable refuge pour la biodiversité. Avec les bons réflexes / les bons espèces, le jardinier peut attirer de nombreux auxiliaires
Privilégiez les essences locales
Présentes depuis de longues années, ces plantes ont développé des liens avec la faune locale. Du fait de leur co-évolution, certaines espèces ont établi un « partenariat ». Insectes, oiseaux et même mammifères y trouvent refuge ou nourriture. En échange, ils aident ces végétaux, en disséminant pollen et graines ou en les débarrassant de leurs parasites.
Ainsi, le chêne peut nourrir et / ou abriter 300 espèces, l’aubépine 150… Ce n’est pas le cas des plantes exotiques. Celles-ci introduites dans nos jardins depuis peu, procurent moins d’abris, moins
de ressources… Certaines d’entre-elles peuvent, de plus, se révéler invasives (voire mortelles pour certaines espèces). Vous pouvez, en certains endroits de votre jardin et en fonction de sa grandeur, laisser la flore sauvage s’installer. C’est cette flore qui répondra le mieux aux besoins
de la biodiversité locale !
Choisissez des plantes mellifères
Ces plantes jouent un grand rôle. Elles attirent, en effet, les insectes pollinisateurs (tels que les abeilles et les papillons). Ils assurent la fécondation des plantes mais aussi des arbres fruitiers ou les légumes… Les plantes mellifères prennent place partout au jardin, même au potager N’hésitez pas à diversifier les espèces de votre jardin.
Dans ces massifs, vous pouvez aussi laisser des plantes sauvages se mêler aux fleurs cultivées. C’est aussi l’endroit pour y placer des abris (petits fagots de bois pour les insectes, petit tas de pierres ou de bois…).
De nombreuses fleurs produisent en abondance nectar ou pollen qui sont consommés par des insectes très divers.

Le feuillage de ces plantes nourrit plusieurs espèces de chenilles, jusqu’à 6 pour la digitale, mais aussi des chrysomèles, des pucerons, des punaises, etc. Comme ces plantes sont bien adaptées à notre climat et à notre sol, ces attaques ne les empêchent pas de prospérer.
Et ces « ravageurs » sont, à leur tour, victimes de parasites et de prédateurs, des coccinelles aux syrphes et aux minuscules guêpes, créant au jardin un écosystème riche, complexe et équilibré.
Les oiseaux en profitent. Ils consomment les insectes ainsi attirés, ou, comme le chardonneret, les graines de ces plantes comme la cardère.
Quelques plantes pour les insectes pollinisateurs
La phacélie est une plante utilisée comme engrais vert. Sa floraison abondante et nectarifère attire des foules d’insectes, et parmi eux de très nombreux papillons. Sa culture est facile et sa croissance est rapide. Si vous ne devez avoir qu’une seule plante, c’est celle-ci qu’il vous faut choisir.
Pour les bourdons, abeilles et guêpes sauvages, vous pouvez aussi offrir tout au long de la belle saison des ressources en nectar et en pollen. Laissez la flore sauvage se développer au jardin avec des plantes comme le lamier blanc, le pissenlit, le trèfle rouge, la consoude, la vipérine.
Les grosses fleurs de la rose trémière et du pavot attirent de nombreux bourdons et la belle abeille charpentière. La nielle, la guimauve, la monnaie du pape, les mauves, les sauges, la langue de chien, la gueule de loup, nourrissent petites guêpes et abeilles solitaires, mouches, coléoptères.
Vous pouvez aussi planter de la bourrache, du romarin, du thym, du pavot, du lin, de la lavande, de la valériane, des centaurées

Des fleurs pour les papillons
Laissez une place aux orties, chardons, pissenlits, séneçons, trèfles, cardères, graminées communes, ronces, carottes sauvages, gaillets, achillées, coronilles, bardanes, etc. Ces fleurs nourrissent beaucoup de chenilles de papillons. Plusieurs de ces plantes ont aussi une floraison attractive pour les adultes. Ces «mauvaises herbes» ne méritent pas leur éradication du jardin. La culture de quelques plantes potagères comme la carotte ou le fenouil peut attirer le merveilleux machaon… A condition de les cultiver à cet effet.
L’eupatoire chanvrine, les scabieuses, les centaurées, la marjolaine, la lavande, le serpolet, les bruyères, les primevères comme le coucou, les violettes, les chardons, le pissenlit, les séneçons, les trèfles, la ronce, les menthes, la julienne des dames, les différents sédum ou orpins, le centhrante rouge ou valériane rouge, les asters, surtout ceux d’automne, les aubriètes, les œillets d’Inde, les dahlias à fleurs simples, la corbeille d’argent, la monnaie-du-pape, les immortelles, les coréopsis, l’oeillet des poètes, le lobelia, le chardon bleu
des Alpes, les myosotis, les phlox, les agérates, la verveine, les giroflées, les alysses… Toutes ces plantes permettent la composition de parterres variés très attractifs.



